
Le GHK-Cu est un tripeptide naturellement présent dans le plasma humain, dont la concentration diminue avec l'âge, un fait qui a orienté une bonne partie de la recherche le concernant vers les domaines de la régénération cutanée et de la cicatrisation.
Le GHK-Cu a été identifié pour la première fois dans les années 1970 dans le plasma humain, où sa concentration a été mesurée à environ 200 nanogrammes par millilitre chez un jeune adulte, un niveau qui décline significativement avec l'âge, tombant à environ un quart de cette valeur vers 60 ans. Cette corrélation avec l'âge a motivé des décennies de recherche sur ses propriétés régénérantes.
Les études disponibles, notamment topiques, suggèrent que le GHK-Cu stimule la production de collagène et d'élastine, deux protéines structurelles essentielles à la fermeté et à l'élasticité de la peau. C'est l'un des mécanismes les mieux documentés parmi les peptides utilisés en recherche cutanée, avec des études remontant à plusieurs décennies.
Le cuivre n'est pas un simple "additif" dans cette molécule, il joue un rôle catalytique direct dans plusieurs enzymes impliquées dans la réparation tissulaire, notamment celles responsables de la réticulation du collagène (le processus qui donne au collagène sa résistance mécanique). C'est cette combinaison peptide-métal qui distingue le GHK-Cu des peptides purement organiques.
Au-delà de la peau, le GHK-Cu est également étudié pour des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes, notamment sa capacité à moduler l'activité de certaines cytokines pro-inflammatoires. Ceci a ouvert des pistes de recherche plus larges sur la cicatrisation tissulaire en général, au-delà du seul champ dermatologique, y compris des travaux préliminaires sur la réparation osseuse et la régénération nerveuse.
Des modèles animaux de plaies chroniques ont montré une accélération de la fermeture des plaies traitées avec du GHK-Cu, associée à une meilleure organisation du nouveau tissu formé et une réduction de la formation de cicatrices hypertrophiques (cicatrices épaisses et surélevées).
Le GHK-Cu se trouve sous forme injectable pour la recherche systémique, ou dans des formulations topiques (crèmes, sérums) pour un usage cutané localisé. Les deux formes font l'objet de protocoles de recherche différents, avec des objectifs et des mécanismes d'absorption distincts, la voie topique ciblant principalement les couches superficielles de la peau, la voie injectable permettant une distribution plus large.
Le GHK-Cu reste l'un des peptides dont le mécanisme d'action au niveau cellulaire est le mieux caractérisé dans la littérature, en particulier pour ses applications cutanées. Cela ne change rien au fait qu'il demeure, pour ses formes injectables, un produit de recherche et non un traitement médical approuvé.
La réticulation (ou "cross-linking") du collagène est le processus par lequel les fibres de collagène nouvellement synthétisées se lient entre elles pour former une structure résistante, c'est cette étape, dans laquelle le cuivre joue un rôle catalytique documenté, qui donne au tissu conjonctif sa solidité mécanique une fois la réparation terminée, au-delà de la simple production de collagène.
Bien que la peau reste le terrain de recherche le plus documenté pour le GHK-Cu, des études précliniques explorent également son rôle potentiel dans la cicatrisation osseuse et la régénération nerveuse périphérique, des axes de recherche plus récents et moins étoffés, mais qui témoignent de l'intérêt scientifique large que suscite cette molécule au-delà de son application dermatologique initiale.
À l'inverse de l'apport en GHK-Cu, une carence en cuivre dans l'organisme est associée dans la littérature à une cicatrisation ralentie et une fragilité accrue du tissu conjonctif, un parallèle qui renforce l'hypothèse du rôle central de cet oligo-élément dans les processus de réparation tissulaire étudiés autour de ce peptide.